Cultivée pour son fruit, le raisin, la vigne est une plante grimpante qui suit un cycle annuel. Elle s’éveille doucement à la sortie de l’Hiver, grandit, fleurit, s’épanouit, pour finalement offrir ses grappes aux vendanges d’automne.

Le printemps, ce doux réveil

Le réveil est doux, la période est fragile pour la vigne qui entame son nouveau cycle végétatif. D’abord, de petites pointes vertes apparaissent au niveau des bourgeons, puis se développent en feuilles et laissent apparaître de petites grappes rudimentaires : les inflorescences. Les rameaux, les branches qui porteront les feuilles et les grappes, grandissent.

Certains bourgeons ne donnent pas de fruit et sont coupés : l’ébourgeonnage permet de diminuer les feuillages et de rediriger la sève vers les futurs raisins.

Au milieu du printemps, les inflorescences se transforment en boutons pour donner de futures fleurs. La floraison s’étend sur 10 à 15 jours, de la fin du printemps au début de l’été. Vient alors, pour ceux qui la pratiquent, la période de labour : la terre est retournée, de façon mécanique ou par un cheval de trait, pour permettre une aération et un apport en micro-organismes naturels.

Pendant ce temps...

Dans les caves, les vins poursuivent leurs élevages en cuves, en foudres, en fûts de chêne… les mises en bouteille du millésime n-1 se déroulent juste avant l’été pour certains, à l’automne pour d’autres.

 

l’été, le temps du raisin

La pollinisation des fleurs permet la formation de petites baies vertes : les futures grumes de raisin. Au milieu de l’été les grumes grossissent, la grappe bascule en position verticale et, petit à petit, les grains se touchent et ramollissent. On parle alors de nouaison et de fermeture de la grappe.

Dans les vignes, les labours se poursuivent en même temps que le relevage, qui consiste à lever la végétation pour offrir une aération et un ensoleillement optimum à la vigne. C’est également le temps d’éventuels traitements contre les attaques de maladies (mildiou, oïdium), même si progressivement les pratiques évoluent : le nombre de traitements se réduit et les vignerons appréhendent mieux les besoins de la vigne en fonction des conditions climatiques.

A la fin de l’été, les grumes changent de couleur, les sarments passent du vert au brun, et cette véraison accompagne bien sûr le début de la maturation du raisin. Généreuse de ses fruits juteux, la vigne se prépare ensuite à l’hiver avec l’aoûtement, lorsque les bois se durcissent pour accumuler des réserves et résister aux gelées.

Pendant ce temps...

Côté cave, c’est la préparation du cuvage pour la réception de la prochaine récolte : nettoyage des cuves, tuyaux, pompes, pressoirs, vérification du bon fonctionnement du matériel, rangement, etc… Les vignerons en profitent pour prendre quelques jours de repos avant le début des vendanges.

l’automne, tout s’accélÈre !

Tandis que les couleurs d’automne apparaissent dans le vignoble, les vignerons accueillent des saisonniers pour la récolte : les vendanges peuvent démarrer ! Seau, serpette ou sécateur en main, le vendangeur ramasse les précieuses grappes de raisin durant 10 jours ou plus.
Au milieu de l’automne, les feuilles chutent petit à petit : la vigne entre dans sa phase de repos. les quelques bourgeons situés à la base des feuilles patientent jusqu’au printemps prochain : c’est la dormance.

Pendant ce temps...

EN CAVE, dès le début des vendanges, les raisins fraîchement récoltés sont réceptionnés. Selon les habitudes de vinification des vignerons, ils seront ensuite déposés en cuve pour leur macération durant quelques jours. Le vigneron suivra de près les fermentations alcooliques (le sucre se transforme en alcool) et procèdera à des remontages (les jus en bas de cuve sont pompés pour arroser le haut de la cuve), pigeages (enfoncement du « chapeau » dans le moût en fermentation) et pressurages. C’est de loin la phase la plus active dans les cuvages, et la plus épuisante ! Les jus tirés du pressoir sont ensuite stockés dans des cuves d’élevage, qui peuvent être en béton, résine, inox, fûts de chêne…

l’Hiver, le profond sommeil

La vigne dort, mais pas les vignerons ! De la mi-novembre, lorsque les feuilles de la vigne sont tombées, à la fin du mois de mars, les vignerons taillent chaque chaque cep en gobelet. La mesure est précise (4 à 5 coursons à 2 yeux, sur 3 à 5 bras) et la tâche manuelle.
Car cette phase est primordiale : elle détermine la vigueur de la vigne et sa charge théorique en raisin.
C’est aussi le moment de réparer les parcelles (remplacement des piquets, fils cassés…) et de pratiquer les premiers labours.

Pendant ce temps...

Dans les caves, les fermentations malolactiques (transformation de l’acide malique en acide lactique) sont terminées. après leur soutirage (changement de contenant), les vins poursuivent leur élevage dans les cuves, foudres et fûts. Pour un repos créateur de saveurs jusqu’au printemps, pour la mise en bouteille.