« 484 mètres », c’est l’altitude à laquelle culmine le Mont Brouilly et depuis le printemps 2020 une marque solidaire, « 484, un vin, ses vignerons », déclinée dans les 2 appellations présentes sur ce terroir : Brouilly et Côte de Brouilly.

Elles représentent 25% de la production totale des crus du Beaujolais, 1 586 hectares répartis entre plus de 480 vignerons pour des surfaces moyennes d’environ 3,25 hectares par producteur. Sur ce terroir où la production est étendue, a jailli l’idée de la cuvée « 484 », une initiative collective et solidaire.

Cuvée 484 Brouilly bouteille
Cuvée 484 Côte de Brouilly bouteille

Le collectif Terre des Brouilly répond aux demandes du marché

De nombreux vignerons sont sollicités sur des demandes de gros volumes, ne pouvant pas répondre individuellement, l’association Terre des Brouilly a étudié la manière de pouvoir honorer ces demandes. L’idée du collectif s’impose rapidement : en se réunissant, les viticulteurs peuvent atteindre les volumes nécessaires pour répondre à la demande de certains marchés ! L’appel à « candidature » lancé, le nombre d’appels de vignerons intéressés dépasse les espérances : 30 vignerons s’engagent pour environ 3 300 hectolitres de Brouilly et 2 200 de Côte de Brouilly, sur le millésime 2019.

Ce regroupement donne naissance à la création d’une société, la SARL 484, composée à ce jour de 30 vignerons ayant chacun 500 euros de parts sociales.

Comment va être fabriquée cette cuvée ?

Cette initiative est une première en Beaujolais.

La marque « 484, un vin, ses vignerons » est à 100% issue du cépage Gamay cultivé sur la Terre des Brouilly, pour les 2 appellations. Chaque vigneron fait son vin pendant les vendanges et choisit de mettre une partie du volume de sa récolte dans la cuvée 484. Les hectolitres collectés chez chacun sont ensuite assemblés dans une cuve commune : un assemblage pour le Brouilly et un autre assemblage pour le Côte de Brouilly. De l’assemblage jusqu’à l’expédition des bouteilles, ces étapes sont confiées à un prestataire spécialisé.

Quelles sont les particularités et les spécificités de cette marque collective et solidaire ?

Pour rejoindre la marque, il est bien évidemment nécessaire de cultiver sur le terroir des Brouilly et d’être à jour dans ses cotisations auprès de Terre des Brouilly.

Ensuite, pas question que volume rime avec perte de valeur !

Le cahier des charges, pour collaborer à la marque, est strict. Élaboré autour d’une charte engagée sur les enjeux environnementaux, il exige une exploitation agrée HVE 3* au minimum.

De plus, grâce à l’assemblage, le vin va gagner en complexité organoleptique. Les viticulteurs se positionnent donc sur une certaine valeur et visent même le très haut de gamme pour des volumes de niche, notamment avec le projet de valoriser des cuvées lieux-dits en premiers et grands crus.

Enfin, avant tout aventure humaine inspirée et inspirante, ce projet de « réunir les copains » requiert de ces derniers temps et moyens, pour gérer l’administratif de la SARL et pour représenter la marque à l’extérieur.

*(Haute Valeur Environnementale, certification obtenue en répondant à certains critères respectueux de l’environnement : https://certification.afnor.org/environnement/certification-haute-valeur-environnementale-niveau-3)

Où trouver la cuvée « 434, un vin, ses vignerons » ? Et après ?

Les bouteilles seront disponibles, à partir du millésimes 2019, dans la grande distribution, à l’export et à l’Espace des Brouilly, boutique de l’association : https://www.espace-des-brouilly.com

Après ? Le collectif a d’autres idées dont celle de lancer un Brouilly blanc, 100% chardonnay évidemment ! En effet, le terroir des Brouilly a aussi des vignes en raisins blancs, alors, même si cela peut prendre 10 ou 15 ans de délimiter les parcelles et d’obtenir l’ AOC, le collectif a déjà retroussé ses manches pour continuer à se fédérer autour d’une marque et de ses vins !