Flore et vigne

Du constat aux initiatives : Brouilly terre d’excellence

Quand on dit « Brouilly », on pense tout de suite à « diversité » : celles des appellations, celles des sols, celles des expositions au soleil, celle du volume des exploitations et celle, humainement tellement riche, de nos presque 500 vignerons.

Chacun a sa manière de cultiver, agriculture traditionnelle, agriculture raisonnée, biodynamie, mais tous ont un désir commun : celui de produire des vins de qualité respectueux de leur terroir.

Forts de leurs diversités, les artisans vignerons de la Terre des Brouilly se préoccupent tout naturellement de la biodiversité*.

Les vignobles sont des zones de monoculture et connaissent à ce titre des difficultés vis-à-vis de leur milieu et de la durabilité de leurs techniques de production : pollution, érosion et appauvrissement des sols, arrachage et abandon de parcelles.

Le développement de certaines pratiques favorables à la biodiversité, permettent de rendre les vignobles bénéfiques pour la faune et pour la vigne elle-même. De telles initiatives sont menées depuis plus de 10 ans en Terre des Brouilly.

Le cépage Gamay se prête particulièrement bien aux vins naturels dans lesquels le Beaujolais a été précurseur, avec de grands noms comme ceux de Jules Chauvet, Marcel Lapierre et Yvon Métras. En Terre des Brouilly, comme dans le reste du Beaujolais, l’utilisation des produits phytosanitaires devient « raisonnée », on utilise de moins en moins de souffre et de pesticides. Les traitements sont plus doux pour la vigne et participent ainsi à la protection de la biodiversité.

L’enherbement des vignes, les semis fleuris et les haies

Et ce n’est pas la seule initiative. Avec Agrifaune, c’est un véritable programme d’actions qui a été mis en place. Objectif ? Définir et accompagner le développement de pratiques viticoles favorables à la biodiversité faunistique et floristique. Pour cela, il est devenu nécessaire de faire de ces zones viticoles de véritables vitrines de la biodiversité.

Les aménagements de haies, le maintien d’arbres isolés, l’implantation de bandes fleuries inter-rangs, l’enherbement des parcelles de vignes et de leurs abords ont eu une action directe et efficace sur l’érosion, les paysages, la qualité de l’eau et le retour d’une faune qui avait quasiment disparu, comme le lièvre et la perdrix rouge.

Aujourd’hui, on expérimente et on améliore les mélanges d’espèces de plantes, afin de pouvoir élargir la technique des semis fleuris auprès du plus grand nombre de vignerons. Il devient possible d’adapter les mélanges, au sol, au climat et à la conduite de la vigne de chaque exploitation.

Cocinelle et feuille de vignee

Diagnostic et avenir

Ce travail se fait main dans la main avec les viticulteurs, les collectivités territoriales et les services de l’État. Alors que les consommateurs demandent de plus en plus de traçabilité sur les produits qu’ils achètent, il est essentiel de pouvoir promouvoir une agriculture propre autant que productive et performante.

Aujourd’hui sur notre terroir, il est possible de réaliser des opérations de démonstration des effets d’une telle agriculture qui sait prendre en compte la faune sauvage, respecter la richesse de ses sols et mettre en avant le savoir-faire de ses viticulteurs. En conciliant ainsi agronomie, économie, environnement et faune sauvage, nos territoires ruraux s’inscrivent fortement dans le développement durable.

*La biodiversité, est composée des mots « bio » (du grec βίος « vie ») et « diversité ». Elle est la diversité de la vie sur la Terre (micro-organismes, végétaux, animaux). Ces éléments vivants, constituent avec le non-vivant ce qu’on appelle un « écosystème », dans lequel tous les éléments sont interdépendants. Par exemple, l’eau, le sol et les pierres servent d’habitat aux organismes vivants.

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